Par accent
Un signe diacritique est un petit signe ajouté à une lettre de base. Chaque accent ci-dessous indique son point de code combinant, quelques lettres qui le portent et un lien vers sa page complète avec les touches mortes pour Windows, Mac et Linux.
Un trait montant vers la droite, le diacritique latin le plus répandu. Il note la syllabe accentuée en espagnol et en portugais, le e fermé en français, la longueur vocalique en tchèque, slovaque, hongrois et irlandais, et le ton sắc en vietnamien.
Un trait descendant vers la droite, image inversée de l'aigu. Il distingue les homophones à et a, où et ou, marque la voyelle ouverte en italien et en catalan, signale la crase en portugais et porte le ton huyền en vietnamien. Ce n'est pas l'accent grave isolé utilisé en informatique, même s'ils partagent la même touche.
Un petit toit posé sur la voyelle. En français il signale le plus souvent un s disparu (hôtel venant de hostel, forêt de forest) et distingue dû de du ou sûr de sur ; en portugais il marque la voyelle tonique fermée. Le gallois l'appelle to bach, l'espéranto ĉapelo et l'afrikaans kappie.
Une ligne ondulée posée sur la lettre. L'espagnol l'emploie sur le seul ñ, le portugais sur les voyelles nasales ã et õ, l'estonien sur le õ (une voyelle distincte, non nasale) et le vietnamien pour le ton ngã. Attention au vocabulaire espagnol : là-bas le mot tilde désigne d'ordinaire l'accent aigu, et ce signe seul s'appelle virgulilla.
Deux points au-dessus de la voyelle, un seul glyphe pour deux fonctions. En allemand, l'Umlaut note un changement de timbre (Mann, Männer) ; le tréma français indique au contraire qu'il faut prononcer deux voyelles séparément. naïf, Noël, maïs, Citroën. Unicode ne fait aucune différence entre les deux : seule la langue tranche.
Un petit crochet suspendu sous la lettre, recourbé vers la gauche. Sur le c, il impose le son /s/ devant a, o et u : français, garçon, leçon, reçu. Le turc l'emploie sur ç et ş, le catalan l'appelle ce trencada, et les lettres lettones ģ ķ ļ ņ portent le mot cédille dans leur nom Unicode alors qu'elles se tracent avec une virgule.
Un petit v anguleux au-dessus de la lettre, image inversée du circonflexe et à ne pas confondre avec la brève arrondie. Il donne č, š et ž en tchèque, slovaque, croate, slovène, letton et lituanien, ainsi que le ř propre au tchèque. Sur ď, ť et ľ, il s'imprime comme un trait proche de l'apostrophe, faute de place en hauteur.
Une petite coupe arrondie au-dessus de la lettre. Le roumain l'appelle căciulă et l'emploie pour le schwa ă ; le ğ turc (yumuşak ge) ne fait qu'allonger la voyelle précédente et ne commence jamais un mot ; le ă vietnamien et le ŭ de l'espéranto complètent la série. C'est sa courbure qui la distingue du caron anguleux.
Une barre droite au-dessus de la voyelle, marque de longueur. Le letton l'appelle garumzīme et emploie ā ē ī ū, le lituanien n'a que ū, et hors d'Europe c'est le tohutō maori et le kahakō hawaïen. C'est une partie de la lettre, non une surlignure ni un tiret bas.
Une petite queue suspendue sous la voyelle et recourbée vers la droite. c'est exactement ce que signifie le mot polonais ogonek. Les polonais ą et ę sont des voyelles nasales (le ą est un o nasal, pas un a nasal), tandis que les lituaniens ą ę į ų, appelés nosinė, autrefois nasaux, ne marquent plus que la longueur. À ne pas confondre avec la cédille, qui se recourbe dans l'autre sens et se place sous les consonnes.
Un petit cercle au-dessus de la lettre. Le å danois, norvégien et suédois est une lettre à part entière, classée après le z, qui a remplacé l'ancienne graphie aa en 1917 et 1948 ; le ů tchèque, appelé kroužek, note un u long à l'intérieur des mots comme dům et stůl. Le rond n'est ni le signe degré ni l'ordinal masculin º.
Un trait qui traverse la lettre. Il donne le ø danois et norvégien, le ł polonais (prononcé comme le w anglais), le đ croate, serbe, bosnien et vietnamien, ainsi que le ħ maltais. Contrairement aux accents posés sur les lettres, ce sont des lettres à part entière et les caractères précomposés ne se décomposent pas en base plus signe.
Un point unique posé sur la lettre. Le polonais l'appelle kropka et l'emploie pour le ż, distinct du ź ; le ė lituanien note un e long ; le maltais a ċ, ġ et ż ; le turc conserve le point sur la capitale İ, lettre différente du I sans point. L'ancienne typographie gaélique l'utilisait pour la lénition, là où l'orthographe moderne écrit bh, ch, dh.
Deux traits aigus parallèles, utilisés en alphabet latin par le seul hongrois, sur ő et ű. Ce sont les équivalents longs de ö et ü. kő, tűz, gyűrű. et le hongrois nomme le signe hosszú ékezet ou kettős ékezet ; les typographes parlent de hungarumlaut. Écrire ö ou ü à la place est une faute, non une variante.
Un petit crochet accroché en haut à droite de la lettre, employé par le seul vietnamien pour former ơ et ư. Le vietnamien l'appelle dấu móc ou râu, et ces deux lettres sont des voyelles à part entière de l'alphabet, distinctes de o et u : cơm, mới, nước, người. Elles peuvent en outre porter n'importe lequel des cinq tons.
Une virgule placée sous la lettre, détachée d'elle : c'est le signe que l'Académie roumaine prescrit pour ș et ț, points de code U+0218 à U+021B. Les formes à cédille ş et ţ produites par les anciennes versions de Windows sont fautives en roumain ; Unicode indique clairement que la cédille est préférée en turc et la virgule souscrite en roumain. Les lettres lettones ģ ķ ļ ņ se tracent aussi avec une virgule, mais utilisent les points de code de la cédille.
Un petit crochet en forme de point d'interrogation au-dessus de la voyelle, employé par le seul vietnamien pour le ton hỏi : mả, hỏi, nhỏ, biển, phở. C'est l'un des cinq tons vietnamiens et il peut se superposer à une voyelle portant déjà une brève, un circonflexe ou un cornu. d'où le très grand nombre de lettres précomposées.
Un point unique sous la voyelle : c'est le ton nặng du vietnamien. mạ, mẹ, học, một, bạn, lạnh. Hors du vietnamien, le même signe se rencontre en yoruba, en igbo et dans la translittération IAST du sanskrit, où il marque les consonnes rétroflexes ṭ, ḍ, ṇ et ṣ.
ligature (æ, œ, ß)
6 lettres
Deux lettres fondues en une seule forme. Aucun signe combinant n'existe pour cela : la ligature n'a d'existence que comme caractère propre. Le œ français est obligatoire dans cœur, sœur et œuf ; le æ apparaît dans ex æquo ; le ß allemand vient du s long suivi d'un s ou d'un z. En danois, norvégien et islandais, le æ n'est plus une ligature mais une lettre à part entière.